La Chine à la carte

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photo de Benoit Cezard

www.benoitcezard.com

la recette du mois

CREVETTES SAUTEES AUX PETITS POIS

Pour 4 personnes :

 

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400 g de crevettes crues décortiquées

250 g de petits pois frais ou surgelés

1 blanc d'oeuf

1 c. à c. de fécule*

2 tranches de gingembre

-1 tige d'oignon nouveau

- 3 c. à c. de sucre en poudre

- 1 c. à c. d'alcool de riz

- 1 c. à c. d'huile de sésame

 

*pomme de terre ou maïs

Mélangez les crevettes avec le blanc d'oeuf et la fécule. Laissez mariner une dizaine de minutes.

Mettez l'huile à chauffer dans une poêle et faites revenir les crevettes pendant 1 minute. Retirez-les et laissez-les s'égoutter.

Réchauffez l'huile et ajoutez le gingembre râpé, la tige d'oignon émincée et les petits pois. Mélangez puis incorporez les crevettes. Salez, incorporez le sucre et l'alcool de riz. Poussez le feu et retirez au premier bouillon.

Juste avant de servir, ajoutez l'huile de sésame et mélangez bien.

Notre touche personnelle :

Nous avons remplacé l'alcool de riz par du vin blanc. C'était délicieux.

Cette recette que nous vous proposons est extraite du livre

"La cuisine chinoise" de Gabrielle Keng - Editions Solar, collection "Cuisine des 7 familles".

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LES TRAVAILLEURS MIGRANTS,

UNE FORCE SOCIALE EN EBULLITION

Le gouvernement chinois est inquiet. Les premiers touchés par la crise économique actuelle sont les "mingong", une classe sociale déjà très fragile de 225 millions de personnes. Dès les années 80, ces travailleurs migrants ont quitté les campagnes qui ne les faisaient plus vivre pour aller chercher du travail en ville et envoyer la majorité de leur salaire à leur famille restée au village. 

Depuis le début de l’année, les nombreuses fermetures d’usines ont obligé 23 millions de ces travailleurs migrants, à regagner leur région d’origine déjà surpeuplée, parfois sans même avoir touché leurs derniers salaires.

Mais de retour chez eux, que peuvent-ils faire ? Il n’y a pas plus de travail que lorsqu’ils sont partis. Ils ne peuvent retrouver leurs terres jadis confiées à des proches ou dont ils ont été expropriés. Ils se sont par ailleurs habitués à leur vie citadine pourtant difficile et ont beaucoup de mal à supporter les conditions très rudes des campagnes. La jeune génération de travailleurs migrants n’a même aucune expérience du travail de la terre et n’est pas motivée pour se former à cette nouvelle activité qui lui permettrait à peine de manger à sa faim.

Quand on sait que la totalité des salaires envoyés dans les familles représentait plus de 40% du revenu rural, on peut se demander comment les campagnes vont faire face à cette situation critique.

Les revendications et les troubles sociaux déjà importants avant le début de la crise atteignent aujourd'hui une ampleur sans précédent. Les "mingong", depuis toujours privés de leurs droits élémentaires et victimes d’injustices, n’ont jamais pu bénéficier du statut de citadins. Pour cette raison ils doivent payer des frais de dérogation à la carte scolaire pour leur enfant qui n'aura même pas accès aux examens de la province d’adoption, ils n'ont pas accès à la sécurité sociale et travaillent dans des conditions très difficiles souvent souvent inhumaines. Les "mingong" commencent à prendre conscience de la force sociale qu’ils représentent et sont plusieurs milliers aujourd’hui à réclamer la garantie de leurs droits.

Le gouvernement ne peut se permettre d’ignorer cette situation explosive et n’a pas d’autres choix que de mettre en place des mesures pour juguler ce flot de demandeurs d’emplois qui ne trouvent aujourd’hui leur place ni dans les villes ni dans les campagnes.

N.B. Sur internet, un documentaire à voir sur les rues de Pékin dans lequel le sujet des "mingong" est abordé : www.ruesdepekin.fr