La Chine à la carte

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photo : Isabelle Boirin

Chine , province du Sichuan, Xinjing - 2010

la recette du mois

TARTELETTES AUX OEUFS

Pour 4 personnes (10 tartelettes) :

 

 

- 100 g de sucre

- 200 g de margarine

- 1 oeuf

- 50 g de lait en poudre

- 10 g de sucre vanillé

- 400 g de farine

 

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Pour le flan :

200 g de sucre

2 oeufs

3 jaunes d'oeufs

12,5 cl de lait

 

Veillez à ce que les ingrédients soient tous à température ambiante.

Préchauffez le four à 150° (th.5).

Préparez la pâte. Mélangez dans une terrine le sucre, la margarine et l'oeuf. Battez puis ajoutez le lait en poudre et le sucre vanillé. Incorporez la farine petit à petit et malaxez pour former une boule. Réservez au réfrigérateur le temps de préparer le flan.

Préparation du flan : faites bouillir 12,5 cl d'eau dans une petite casserole et délayez le sucre. Cassez les oeufs entiers dans un saladier, ajoutez les jaunes d'oeufs et battez au fouet sans faire de bulles. Versez la moitié de l'eau bouillante sucrée tout en remuant régulièrement, ajoutez la moitié du lait puis le reste de l'eau. Complétez avec le reste du lait. Mélangez délicatement et laissez reposer pendant 10 mn. Ecumez pour éliminer la mousse afin d'obtenir une consistance très lisse.

Abaissez la pâte au rouleau et découpez à l'emporte-pièce 10 petits cercles de 10 cm de diamètre. Foncez les moules à tartelettes individuels garnis de papier sulfurisé. Répartissez le flan dans les tartelettes.

Glissez les moules dans le four et laissez cuire pendant 25 minutes sans laissez brunir les flans. Servez tiède.

Les chinois mangent ces tartelettes sans faire de distinction entre le salé et le sucré, c'est ainsi qu'elles sont servies avec les autres plats. Certes c'est très riche mais vraiment délicieux!

 

 Cette recette est extraite du livre

"La cuisine chinoise" de Gabrielle Keng - Editions Solar, collection "Cuisine des 7 familles".

           
 

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 la gestion de l'eau,

 un enjeu pour l'avenir 

distribution d'eau dans le Yunnan

La terrible sécheresse que subit depuis plusieurs mois le sud-ouest de la Chine, sans précédent depuis un siècle, qui touche plus de 61,3 millions de personnes et 5 millions d’hectares de terres cultivées, rappelle à quel point la question de l’eau en Chine est un problème récurrent et préoccupant auquel le gouvernement doit faire face.

En urgence, l’armée a entrepris une distribution d’eau potable dans les villages de la province du Guizhou où la pénurie dure depuis 50 jours. Mais les réserves ne pourront pas tenir plus d’un mois. Dans le Yunnan, à la frontière avec la Birmanie et le Laos , là où la sécheresse est la plus sévère, les autorités du bureau météorologique ont provoqué des pluies artificielles mais sans grand succès. Or, selon les sources officielles, 86% des terres agricoles de cette province sont touchées ce qui représente une réduction de moitié de la production en provenance des plantations d’hévéa, de thé, de fruits et de fleurs.

sécheresse dans le yunnanLa conjonction de plusieurs facteurs explique que la région soit particulièrement touchée par ce manque d’eau. Le climat du Yunnan est directement influencé par le réchauffement climatique responsable de la fonte des glaciers tibétains, les projets somptuaires de certaines mairies, grands consommateurs d’eau, la course aux investissements provoquant la pollution des cours d’eaux devenus impropres à l’irrigation des terres, les faiblesses du système d’irrigation et de conservation de l’eau.

 Si le problème est focalisé aujourd‘hui sur le Yunnan, c’est en réalité à l’échelle du pays que se pose la question de la gestion des ressources en eau, accentuée ces dernières années par la forte croissance économique. Le Nord de la Chine, grenier à blé du pays, manque lui aussi cruellement d’eau et s’assèche progressivement. La grande majorité des réservoirs d’eau d’irrigation a été affectée à la sécheresse, lit de rivièreconsommation urbaine et industrielle. Des canaux et cours d’eau à l’origine destinés à l’irrigation des terres ont été détournés au profit des villes et des grands ensembles industriels, en particulier Pékin, dont la consommation en eau est en continuelle croissance – 110 des plus grandes villes chinoises sont dans une situation critique. Les cours d’eau qui existent ne peuvent même plus irriguer les terres tellement ils sont pollués par les rejets toxiques des usines, en particulier celles du secteur chimique. Les grands travaux hydrauliques entrepris depuis les années 50, constructions de barrages, dérivations des cours d’eau, ont servi à alimenter cette croissance industrielle au détriment de l’agriculture pourtant partie intégrante de l’ensemble économique et de la sécurité alimentaire.

L’équilibre est fragile, les manifestations de grande ampleur de plus en plus nombreuses. Le gouvernement est conscient que s’il veut continuer à mener sa politique de croissance il doit réviser en profondeur la gestion des ressources hydriques.

Yunnan, les femmes d'un village rapportent de l'eau