La Chine à la carte

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photo : Gilles MUTIN

Tibet - 2010

la recette du mois

TOURTEAU SAUTE AUX TROIS PARFUMS

Pour 4 personnes   :

 

 

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1 tourteau vivant

4 oignons nouveaux

2 gousses d'ail

1 petit morceau de gingembre

4 c. à s. d'huile de tournesol

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3 c.  à  s. de sauce de soja

1 c. à s. de sucre en poudre

1  c. à s. d'huile de sésame

sel, poivre

Nettoyez le tourteau et détachez ses pinces. A l'aide d'un couperet, frappez chaque pince d'un coup sec pour les fendiller. Retirez la carapace et supprimez les branchies. Coupez le crabe en quatre. Réservez.

Coupez les oignons en petits morceaux. Hachez l'ail et le gingembre.

Mettez l'huile de tournesol à chauffer dans un wok. Faites revenir l'ail, le gingembre et les oignons, puis ajoutez les morceaux de crabe. Salez, poivrez, versez la sauce de soja et le sucre en poudre. Faites cuire sur feu vif pendant 2 minutes en remuant, puis ajoutez un petit verre d'eau. Couvrez et laissez cuire à l'étuvée pendant 5 à 6 minutes.

Versez l'huile de sésame 1 minute avant la fin de la cuisson. Mélangez, puis dressez sur un plat chaud et servez.

 

Cette recette est extraite du livre

"La cuisine chinoise" de Gabrielle Keng

 Editions Solar, collection "Cuisine des 7 familles".

               

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  LES VILLAGES DE L'ANHUI, LA CHINE

 ANCESTRALE DES PEINTRES ET DES LETTRÉS

Dans la province de l’Anhui, au pied des Huangshan, montagnes sources d’inspiration des peintres classiques chinois, de beaux villages racontent l’histoire ancienne de la Chine, à une époque où la région était prospère.

Deux d’entre eux figurent au patrimoine mondial de l’Unesco, Hongcun et Xidi. Dans le district de Yixian dont dépendent ces deux villages on compte, 29 résidences et temples de la dynastie Ming (1368-1644) et 3611 de la dynastie Qing (1644-1911). La structure des villages et l’architecture des maisons, de vastes demeures de lettrés ou de commerçants, ont été conservées intactes.

On entre à Xidi, l’un des plus anciens villages, et peut-être l’un des plus beaux, par une arche en pierre sculptée à trois étages, pour ensuite découvrir au long des déambulations dans les ruelles, les maisons à l’architecture simple et élégante, aux tuiles gris-bleues et décorées d’ouvrages remarquables sculptés dans la pierre ou le bois. Les maisons sont éclairées par des puits de lumière. Dans les interstices des gouttières de pierre pousse une végétation abondante. Si ce lieu est devenu touristique, il reste habité par ses villageois qui préservent leur patrimoine, vivent de l’agriculture et proposent au chaland des spécialités culinaires et des objets artisanaux.

Hongcun, à quelques kilomètres, est original par la structure même du village dont le plan, dicté par les règles du fengshui, représente un bœuf. La colline de Leilang à l’ouest est la tête, avec ses deux cornes suggérées par deux arbres. Pour les pattes, quatre ponts à l’avant et à l’arrière du village. Le corps est formé des maisons bien ordonnées, les méandres de la rivière Jiyin font penser à l’intestin de l’animal, deux bassins représentent les estomacs.

GuanluParmi les autres villages qui valent le détour et qui ont l’avantage d’être moins fréquentés, Guanlu. Celui-ci a été construit sous les Qing par huit frères dont certains descendants habitent encore les lieux. Dans les maisons imbriquées on retrouve l’architecture caractéristique de la région : des cours intérieures, des panneaux de bois ciselé ou de pierre sculptée. Des trésors épargnés par la destruction systématique opérée pendant la révolution culturelle. Dans certains villages, les murs ouvragés avaient été dissimulés sous des couches de boue recouvertes de slogans révolutionnaires.

S’imprégner des paysages brumeux des Huangshan - les Montagnes Jaunes - et flâner dans ces villages à l’histoire millénaire, c’est effectuer un voyage dans un autre temps, au cœur de la Chine des peintres et des lettrés.  

Huangshan