La Chine à la carte

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NANKIN (南京), UNE VILLE QUI

 A SU PRÉSERVER SON ENVIRONNEMENT

Voie sacrééNankin (ou Nanjing), l’une des plus anciennes villes de Chine, se dresse, comme Pékin et Shanghai, sur la côte est de la Chine, dans la frange la plus riche du pays.

À l’instar de ses sœurs, Nankin est devenue une ville moderne avec ses tours et ses quartiers d’affaires. Mais sa situation géographique et son histoire lui ont permis de conserver un charme indéniable malgré l’explosion économique, démographique, culturelle et technologique que connaissent la majorité des villes chinoises. À soixante-quinze minutes de Shanghai en TGV, au cœur du delta du Yangzi, traversée par quatre-vingt-quinze cours d’eau et entourée de montagnes, dont la célèbre Montagne Pourpre, Nankin bénéficie d’un environnement naturel exceptionnel.

La municipalité affiche une volonté marquée pour préserver ce capital vert et faire de Nankin une ville où il fait bon vivre. Il suffit de monter sur la plus haute tour de la ville, la Tour Zifeng (450 mètres) pour se rendre compte à quel point l’eau et la végétation sont omniprésentes.

Autre atout de Nankin, en chinois Nanjing (capitale du sud), son histoire de plus de 2000 ans. Capitale de plusieurs dynasties et notamment de celle des Ming et première capitale de la République de Chine en 1912, Nankin a connu de nombreuses périodes fastes qui ont laissé leur empreinte. De la période Ming on est impressionné par les remparts hauts de 33 mètres avec au sud, la porte Zhonghuamen, séduit par les ruines de l’ancien palais impérial, les cinq Nankin, les rempartsponts au dragon, la Tour du Tambour et celle de la Cloche. De la période de Sun Yat-sen, on apprécie les avenues bordées de platanes et le mausolée sur la Colline Pourpre : un hommage grandiose dans un cadre exceptionnel à Sun Yat-sen, ce révolutionnaire qui a aboli le féodalisme en instaurant la République. Vestige plus ancien, le temple bouddhiste Linggu, construit au VIème siècle. Au cœur d’un parc, cette construction remarquable en pierre fut un lieu de pèlerinage pendant de longues années.

Nankin, ville culturelle et technologique, par son passé de capitale a toujours attiré les intelligences des quatre coins du pays. Elle est aujourd’hui encore un vivier de compétences diverses notamment à travers  ses universités, dont la plus grande est réputée dans toute la Chine. Cette ville qui a réussi son évolution a été choisie pour organiser les jeux olympiques de la jeunesse en 2014.

  

Spectacle de danse

 contemporaine taïwanaise

Actuellement en tournée en France, le "Legend Lin Dance Theatre", une compagnie de danse contemporaine de Taiwan dirigée par la chorégraphe Lee-Chen Lin propose un spectacle envoûtant. "Chants de la destinée" est la troisième pièce de cette artiste hors norme qui a mis neuf ans pour faire mûrir ce spectacle. L’homme, les esprits et les dieux sont réunis dans un conte poétique au rythme lent et à la chorégraphie épurée. Un spectacle inspiré des cérémonies religieuses traditionnelles dans lequel se retrouvent les différentes influences artistiques taïwanaises. Un univers unique à découvrir.

Le 10 novembre à la Maison de la Culture d’Amiens, les 17 et 18 novembre au Théâtre National de Chaillot à Paris et du 23 au 26 novembre à la Maison de la Danse à Lyon.

Extrait vidéo sur le site de la Maison de la Danse

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photo : © Antoine Grossin - Chine, 2006

City of Life and Death ,

un film sur le massacre de Nankin

 

Sorti en 2009, City of Life and Death est le premier film chinois sur l’épisode tragique du massacre de Nankin. En décembre 1937, l’armée japonaise lance l’offensive contre la capitale provisoire de la république de Chine désertée par le général Chang Kai Chek et son état-major. Pendant plusieurs semaines, des dizaines de milliers de civils et soldats chinois sont tués, soumis aux pires atrocités.

Alors que le sac de Nankin demeure source de discorde dans les relations sino-japonaises, le réalisateur Lu Chuan, qui a pu avoir accès à des journaux intimes de soldats japonais, raconte cette tragédie à travers plusieurs points de vue : celui d’un général chinois, d’un soldat japonais, d’une jeune institutrice chinoise… Des personnages dont l’humanité persiste au milieu des atrocités qu’ils vivent, tant du côté japonais que chinois.

Tourné en noir et blanc, le film fait parfois penser à La liste de Schindler, évoquant la tentative de John Rabe, industriel allemand proche du parti Nazi, de porter secours aux persécutés. Un document poignant sur l’un des épisodes majeurs de l’histoire sino-japonaise. À voir en DVD.

>>voir la bande annonce

Les Aveugles, dernier roman de Bi Feiyu,

ou comment vit-on en Chine lorsque l’on est aveugle

Le prix Prix Mao Dun (le Goncourt chinois) a été décerné cette année à l’écrivain Bi Feiyu pour son roman « Les aveugles ».

Aujourd’hui installé à Pékin, Bi Feiyu a passé une grande partie de sa vie à Nankin : étudiant, professeur à l’École Normale puis journaliste et rédacteur du magazine littéraire de l’Union des écrivains. Très connu en Chine, il commence à l’être en occident avec deux romans traduits en anglais et six ouvrages en français.

Dans « Les aveugles », roman qui a remporté un grand succès en Chine bien avant l’attribution du prix, Bi Feiyu nous fait pénétrer dans un monde où les sensations et les réactions sont différentes de celui des voyants. À travers le portrait fouillé d’une douzaine de masseurs aveugles de Nankin, l’auteur décrit avec justesse les liens d’interdépendance et de pouvoir que ceux-ci tissent avec leurs patients. L’auteur retrouve là un de ses thèmes favoris avec celui de la norme sociale. Mais plutôt que de dénoncer la situation faite aux non-voyants, ce roman permet à l’auteur de représenter les aveugles en tant que société et d’en faire une description juste et attachante.

 

Aux éditions Philippe Picquier :

- Les Aveugles - traduit par Emmanuelle Péchenart - 2011 - 460 p.

- La Plaine - traduit par Claude Payen - 2009 - 475 p.

- Les Triades de Shanghai - traduit par Claude Payen - 2007 - 240 p.

- Trois sœurs - traduit par Claude Payen - 2005 - 348 p.

- L'opéra de la lune - traduit par Claude Payen - 2003 - 120 p.

Aux éditions Actes Sud :

- De la barbe à papa un jour de pluie - traduit par Isabelle Rabut & Angel Pino - 2004 - 128 p

Les artistes chinois à Paris au musée Cernuschi

Quatre-vingt-neuf œuvres d’artistes chinois venus en France entre 1920 et 1958 sont exposées jusqu'au 31 décembre. Partis pour tenter de trouver des pistes pour moderniser leur pays, ils ont puisé leur inspiration dans l’esthétisme français et le vent de liberté qui soufflait à l’époque sur Montparnasse. En extérieur, sur le thème « seconde nature », le parc Monceau accueille pour la première fois des créations d’artistes chinois vivant et travaillant à Paris. 

Pour en savoir plus >> Musée Cernushi