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Une nouvelle année

 sous le signe du Dragon

Le 23 janvier, nous quittons l’année du Lapin pour entrer dans celle du Dragon ("long",龍,龙).

Cinquième signe du zodiaque chinois, le dragon  est le signe le plus populaire des douze animaux zodiacaux. En Chine, depuis des décennies, le dragon fait l’objet d’une fascination importante. Il fait partie des mythes fondateurs de la civilisation chinoise tel l’empereur Yu, l’un des empereurs légendaires chinois, qui organisa son empire avec l’aide d’un dragon ailé. Les empereurs de presque toutes les dynasties faisaient de cet animal l’un de leurs symboles, leurs vêtements de parade comme les murs de leurs palais étaient décorés de dragons à cinq griffes. Ils étaient même considérés comme « Fils du Dragon » ayant reçu « le mandat du ciel ». Pendant la dernière période de la dynastie Qing (1644-1911), le dragon fut adopté comme emblème sur le drapeau national. C’est ainsi que les dragons ont toujours eu une image positive aux yeux des chinois, ils sont porteurs de bonheur, prospérité et chance. A tel point que les années du Dragon voient augmenter significativement le nombre de naissances. Encore récemment, un article du quotidien du peuple daté du 25 novembre 2011 titrait « Un baby boom est annoncé lors de l’année du dragon en Chine », prévoyant une hausse des naissances de 5% stimulant ainsi le marché des produits pour bébés.

Défilé du Nouvel An chinois à Paris

le 29 janvier 2012.

Programme détaillé des festivités en cliquant sur l'affiche

 

Festival de documentaires

 LES ÉCRANS DE CHINE

du 21 au 30 janvier 2012

à l’occasion du Nouvel An Chinois

Informations et détails pratiques :

- SITE du FESTIVAL

- Présentation

- Communiqué de Presse

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TAIWAN

photo : © BU W.l. - Harbin, Festival de Glace - 2012

Deux rituels pour commencer l’année : 

les danses du dragon et du lion,

 la distribution des petites enveloppes rouges aux enfants

Le nouvel an chinois est la fête la plus importante de l’année. Elle dure plusieurs jours, ponctuée par de nombreux rituels destinés à placer la nouvelle année sous les meilleurs auspices.

La danse du dragon ou du lion est un des événements incontournables de cette fête. Les origines de ces deux danses sont très anciennes. La danse du lion date de la dynastie Han (-205 à 220) et selon l’une des nombreuses légendes serait née à la demande de l’Empereur. Celui-ci aurait vu cet animal fascinant chez un ambassadeur. La danse du dragon était populaire sous les Song (960-1279) et liée à l'aura de cette créature mythique et symbolique. Ces deux danses ont lieu le premier jour de l’année sont destinées à chasser les mauvais esprits. Le dragon comme le lion sont des animaux à la fois inquiétants et forts, dotés de pouvoirs protecteurs et suffisamment impressionnants pour faire fuir les esprits malins. Les danses sont effectuées à travers les rues, de jour ou de nuit et généralement par des pratiquants d’arts martiaux.

La danse du lion est incarnée par deux danseurs, le premier contrôle la tête et le second anime le corps à l’intérieur du costume relié à la tête. L’animal est réalisé en matériaux solides, légers et très colorés. Quant à la danse du dragon, celle-ci nécessite une dizaine d’hommes sportifs et entrainés chacun tenant un manche au bout duquel est attachée une partie du dragon. La tête pèse 10 à 15 kilos et les mouvements des danseurs doivent être savamment coordonnés. La couleur du dragon peut varier, vert pour une grande moisson, jaune la couleur de l’empire, l’or ou l’argent symbolisant la prospérité, le rouge le bonheur. Lions et dragons évoluent au son des tambours, cymbales et gong chassant la mauvaise fortune et accueillant la prospérité.

Autre coutume incontournable, la distribution aux enfants et jeunes adultes non mariés de petites enveloppes rouges, les "hong bao",红包, contenant de l’argent. Cette tradition très ancienne remonte à la dynastie Song où les enfants recevaient de leurs parents des assiettes de fruits et de gâteaux qu’ils partageaient entre eux pendant les fêtes, puis ces assiettes ont été remplacées par des ficelles avec des pièces de monnaies. C’est ensuite au XVIIème siècle que les enveloppes rouges sont apparues. Une façon pour les aînés de souhaiter un avenir favorable aux plus jeunes, le rouge étant la couleur du bonheur. Il arrive aussi que l’on offre ces enveloppes aux plus âgés qui ne sont plus en âge de travailler.

Le montant d’argent échangé est généralement un nombre favorable contenant beaucoup de 8 ou multiple de 8, chiffre porte-bonheur car la prononciation « ba » est proche du mot « prospérité ». Celle-ci est garantie autant à celui qui reçoit qu’à celui qui donne. Aujourd’hui, si la tradition persiste, elle évolue avec la société de consommation qui tend à considérer le contenu plus important que le geste en lui-même. Ces enveloppes sont également offertes lors de mariages ou de funérailles, le montant offert exprimant son degré d’attachement.