La Chine à la carte selon vos envies

 

facebook-axiss

Les séductions du palais

C’est par ce titre alléchant que le Musée du Quai Branly invite à un véritable voyage à travers l’art de la table chinoise et ses saveurs, depuis le néolithique (-7000 ans) jusqu’au XIXème siècle.

À travers une centaine d’objets provenant en majorité du Musée National de Chine à Pékin mais aussi du Musée Guimet à Paris, on comprend l’évolution de la cuisine chinoise où tout tient à l’ingéniosité du cuisinier.  Une grande sophistication de la vaisselle est présente dans la table dès le néolithique, époque à laquelle existaient déjà des poteries très raffinées. Les bronzes s’imposent sous les dynasties royales du XVIème au IIIème siècle avant notre ère. En témoigne un vase tripode « jia » étonnant, haut de 66,50 cm et lourd de 20,5 kilos, servant à contenir de l’alcool que l’on réchauffait sur de la braise. Suit une période de laques raffinés et subtils. Du Vème au Xème siècle, l’orfèvrerie domine, les céladons apparaissent en l’an 1000 et le XIVème siècle voit l’apogée de la porcelaine.

Cette remarquable sélection d’objets qui fait la part belle à certaines pièces rares, témoigne de la créativité des chinois dans le domaine culinaire. Ils ont en effet inventé l’alcool de céréales, les pâtes, la pâtisserie, les huiles végétales servant à frire…

En parcourant cette exposition, il apparaît évident que l’histoire de la Chine peut se lire à travers l’évolution de l’art culinaire, la nourriture ayant toujours tenu une place primordiale dans le quotidien des chinois : quand ils se saluent les chinois ne se disent pas « comment allez-vous ? » mais plus souvent « Avez-vous mangé ? (Chi fan le mei you ?) ».

« Les séductions du palais » est la première collaboration entre le Musée national de Chine et le musée du Quai Branly, résultat d’un accord-cadre signé récemment dans le but de favoriser une collaboration quasi permanente entre les deux institutions. «

>>> « Les séductions du palais » au Musée du Quai Branly à Paris jusqu’au 30 septembre 2012.

N.B. : Les livres de Gabrielle Keng, dont nous avons publié les recettes dans de nombreux mensuels, sont disponibles à la librairie de l'exposition. "La cuisine chinoise", éditions Solar & "Les baguettes magiques d'une chinoise de Lyon", Tana éditions.

Salé sucré, un film

qui donne l'eau à la bouche

Dans ce film réalisé par le taiwanais Ang Lee en 1994, la gastronomie tient vraiment le premier rôle. Le film commence chez Mr Chu, le meilleur chef cuisinier de Taipei, que l’on voit en train de préparer à manger pour ses trois filles. Du grand art pour un vrai festin qu’il a coutume de cuisiner tous les dimanches soir. La cuisine est pour lui une manière de communiquer avec ses filles et ses amis. Mais celles-ci ne semblent pourtant plus apprécier à sa juste valeur la myriade de plats que leur père a préparée. Autour du thème de l’art culinaire, le réalisateur décrit comment ces trois filles essaient de prendre leur envol. Un film entre sentiments et comédie qui donne l’eau à la bouche. À déguster en DVD.

 

PAGES MENSUELLES ARCHIVÉES

ACCUEIL

PARTIR EN CHINE

TAIWAN

photo : © Antoine GROSSIN - Chine, 2011

À la table du « Rêve dans le Pavillon Rouge »

Le sinologue William Chan Tat Chuen reprend et explique dans ce livre les coutumes et habitudes gastronomiques de la famille Jia, une famille aristocratique d’origine mandchoue figure centrale du célèbre roman de Cao Xueqin « Le rêve dans le pavillon rouge ». Dans cette famille où les besoins primaires étaient plus que satisfaits, tous les membres avaient développé une philosophie du boire et du manger sous l’angle du divertissement mais où la prévention de santé par l’alimentation avait aussi son importance.

À travers les recettes interprétées par les plus grands chefs chinois, les usages de la table, la description et la découverte des produits rares de l’époque, le détail des préparations, les repas simples, les collations amicales, les banquets de fêtes ou littéraires, ce livre fait savourer l’art de vivre et le raffinement culinaire en Chine au XVIIIème siècle.

À la table du « Rêve dans le pavillon rouge » de William Chan Tat Chuen, Jean-Paul Rocher éditeur, Paris, 2009.

N.B. : «Le Rêve dans le Pavillon Rouge» fait partie des quatre grands romans classiques chinois, et est souvent présenté comme une référence de la littérature mondiale. Il raconte la prospérité puis la décadence d'une puissante famille chinoise sous la dynastie Qing. Plusieurs éditions dont La Pléïade.

La recette du mois

LES ROULEAUX CROUSTILLANTS À LA CRÈME

Toutes les recettes proposées dans le livre de William Chan Tat Chuen sont des plats cités dans le roman « le rêve du pavillon rouge ».

À la recette du fœtus de mouton cuit au lait et à la vapeur ou à celle de la soupe pour soigner la jalousie des femmes, nous avons préféré la recette des Rouleaux croustillants à la crème, facile à réaliser et dont les ingrédients nous sont connus.

Explication de l’auteur : ces mets étaient typiquement du Nord, par la présence de crème et de pignons de pin, dont la région de production à l’époque était le Dongbei, au nord du pays.

La recette :

Faire une pâte brisée avec 400 g de farine, 200 g de beurre et 100 g de sucre. Laisser reposer la pâte puis l’étaler en carré. Saupoudrer sur le carré 200 g de pignons de pin, puis rabattre les bords vers le centre comme pour la confection d’un « palmier français ». Couper le rouleau obtenu en tranche d'1 cm. Cuire au four à 180° pendant 30 minutes. Servir les rouleaux croustillants avec de la crème fraîche. 

 

N.B. : Pour lier la pâte ajoutez de l'eau si besoin. Vous pouvez également étaler la crème sur la pâte avant de mettre les pignons.