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Les Hezhe, un peuple de pêcheurs dans le nord de la Chine

Dans la province septentrionale du Heilongjiang à la frontière russe, vivent les Hezhe, appelés aussi les Nainai (que l’on retrouve en Sibérie), l’une des plus petites ethnies de Chine parmi les cinquante-quatre que compte le pays. Ils sont issus de l’ethnie nomade des Nüzhen, des chevaliers tatars qui ont ravagé les frontières du nord sous plusieurs dynasties. Sous les Tang (618-907) ils s’installèrent pour administrer la région, puis au début de la dynastie Qing (1644-1911) furent intégrés au système des huit bannières des dirigeants mandchous. Pendant l’occupation japonaise, une politique de génocide fut entreprise à leur encontre, si bien qu’en 1949, au moment de l’établissement de la République Populaire de Chine, ils avaient atteint le seuil critique de 300 personnes. Depuis, un système économique favorable et une meilleure politique sanitaire ont permis une régénérescence de la population. En 2000, ils étaient environ 4660. Aujourd’hui, ils ont leur propre administration qu’ils gèrent depuis le district indépendant de Bacha. Ils envoient leurs députés siéger dans les instances locales, provinciales et nationales.

Dans un climat sibérien, ils sont les seuls dans le nord de la Chine à vivre encore de la pêche et de la chasse. Par moins 30° en hiver, ils partent tous les jours à l’aube pêcher dans le fleuve Heilong (Fleuve Amour) qui marque la frontière avec la Russie ou dans la rivière Songhua qui le rejoint à cet endroit. Mais alors qu’il y a quarante ans ils pouvaient rapporter jusqu’à deux cents kilos de poissons par jour, ces pêches miraculeuses se font beaucoup plus rares depuis quelques années. À blâmer, la surpêche et la pollution des fleuves. Animistes et optimistes, les Hezhe espèrent toujours que les esprits répondront à leurs prières et leur apporteront le lendemain les poissons qu’ils n’ont pas trouvés la veille.

Si ce mode de vie a perduré, il n’en est pas de même de la pérennité de la langue et des coutumes traditionnelles particulièrement riches. La plus singulière est la confection de vêtements en peau de poisson séchée. Une technique longue et délicate qui obligeait les mères à s’y prendre des années à l’avance pour confectionner la robe de mariée de leur fille. Pour éviter d’abimer la peau, on utilisait un outil en bambou pour dépecer l’animal, puis les peaux une fois séchées étaient cousues soigneusement et harmonieusement à l’aide d’une aiguille en bois. En hiver, les vêtements en peau de poisson étaient recouverts de vêtements en peau de chevreuil qui pouvaient être décorés de motifs en forme de nuages, de plantes ou d’animaux. Des boutons décoratifs étaient faits d’os de poisson-chat. Aujourd’hui, les Hezhe ne portent plus de vêtements en peau de poisson mais cette technique traditionnelle a été déclarée héritage culturel immatériel national. Les rares femmes qui en connaissent les secrets continuent cependant à les transmettre à leur fille.

La préservation de la langue Hezhe fait aussi l’objet d’un programme spécifique. Dans les familles et les écoles où les différentes ethnies se côtoient, c’est le mandarin qui est principalement parlé au détriment de la langue Hezhe qui n’est plus parlée par les jeunes. Cette langue n’ayant pas de forme écrite, les Hezhe utilisent les caractères chinois. A l’initiative du député et directeur de l’école Centrale de la ville autonome de Jiejinkou, « un manuel sur la culture Hezhe » a été édité en 2004. Les professeurs de l’école se sont basés sur les informations délivrées par les anciens pour écrire ce manuel utilisé désormais dans les cours de Hezhe donnés dans les différentes écoles de la région.

Parmi les nombreuses coutumes tombées en désuétude et pourtant très prégnantes dans la culture Hezhe, la broderie était un art très développé, caractérisé par des motifs géométriques, animaliers et floraux, certainement acquis au cours des longues nuits hivernales. Grands amateurs d’histoires et de chansons, les anciens initient encore les jeunes aux coutumes tribales en chantant des shuohuli, des chansonnettes vivantes. Ils racontent aussi des histoires d’anciens héros ponctuées de chants. Une certaine tradition perdure malgré tout.

À voir, reportages sur l'ethnie Hezhe :

- pêcheurs Hezhe

- de la CCTV : raréfaction des ressources de la pêche et confection de vêtements en peau de poisson

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TAIWAN

photo : © Antoine GROSSIN - Chine, 2011

Cours de chinois et films en V.O.

au Centre Culturel de Chine de Paris

Le Centre Culturel de Chine à Paris n’organise pas uniquement des expositions et des conférences.

Il offre un panel intéressant de cours et d’ateliers ainsi qu’une médiathèque bien fournie en livres et DVD. Pour les personnes qui cherchent des cours de chinois à Paris, pour débuter, se perfectionner ou pratiquer la langue, des cours de différents niveaux sont proposés, à raison d’une heure trente par semaine ou de trois heures par semaine pour les cours intensifs.

Il existe également un cours de lecture et compréhension de la presse pour ceux qui ont un bon niveau de chinois. Intéressants aussi les cours à thème spécifique comme les cours de conversation, les cours audio-visuels et pratiques, les cours de préparation au HSK (test officiel de compétences en chinois) ou les cours à la carte axés sur les affaires ou le tourisme.

Côté culture, des ateliers interactifs sont programmés sur les arts et la civilisation, l’art de la santé dans la civilisation chinoise, la calligraphie, la peinture chinoise, ou encore l’art du thé.

Les amateurs d’instruments traditionnels chinois pourront prendre des cours de cithare chinoise et de erhu.

Dans la bibliothèque multimédia installée dans la partie rénovée du Centre Culturel, les adhérents peuvent emprunter des DVD de films chinois en version originale. Un moyen efficace pour entretenir la langue chinoise.

 Toutes les informations sont sur le site du Centre Culturel de Chine :

Centre Culturel de Chine, 1, boulevard de la Tour Maubourg, 75007 Paris

La recette du mois

GALETTES TAÏWANAISES

Pour 4 personnes :

- 300 g de farine

- 1/4 l d'eau bouillante

- 1 c. à c. de graines de sésame (noir ou blanc)

- 1 petit poireau ou 1 petit bouquet de ciboulette

- 1 bouquet de coriandre

- 1 c. à c. de poudre de champignon

- 4 c. à c. de sucre

- 2 c. à c. de sel

- huile de tournesol

 

Préparation :

Tamisez la farine sur un plan de travail, ajoutez le sucre, le sel et la poudre de champignon. Formez un puits et versez – y 7 cuillères à soupe d’huile de tournesol et 15 cl d’eau bouillante. Mélangez du bout des doigts puis pétrissez pour obtenir une boule de pâte élastique (ajoutez de l’eau bouillante au besoin). Saupoudrez de sésame noir et pétrissez encore.

Hachez finement le vert du poireau et la coriandre. Incorporez les herbes à la pâte, pétrissez puis laissez reposer 20 à 30 minutes sous un saladier retourné.

Formez de petites boules de pâte d’environ 100-120 g puis étalez-les au rouleau en disques un peu épais d’environ 15 cm de diamètre.

Versez 2 cuillères à soupe d’huile de tournesol dans une poêle chaude et faites cuire les galettes une par une, 2 minutes par face. Les galettes doivent être légèrement colorées et croustillantes en surface.

Servez ces galettes en accompagnement d’une salade fraîche au poulet ou d’une salade de chou pour une entrée estivale.

 

Note : la poudre de champignon se trouve dans les épiceries asiatiques ou les magasins bio. Elle permet de renforcer le goût de vos préparations.

Cette recette est extraite du livre :

La cuisine taïwanaise de Su-Chiung, Tome 2

de Su-Chiung Huang et Anne Morvan - Editions Su-Chiung Huang