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L'environnement au cœur des préoccupations chinoises

À l’heure où la Chine est parvenue au rang de deuxième puissance mondiale grâce à un modèle économique de développement tous azimuts, la question de la dégradation de l’environnement se pose de manière cruciale. Depuis le début des années 2000, les voix s’élèvent en Chine pour pointer du doigt les conséquences de cette croissance industrielle : pollution de l’air, des cours d’eau, des nappes phréatiques, appauvrissement et assèchement des sols provoquant des effets dramatiques sur la santé des individus.

Les autorités chinoises montrent une préoccupation réelle pour ces problèmes d’environnement. Elles sont conscientes que la stabilité sociale ne résistera pas à une catastrophe écologique à l’échelle du pays. Depuis 1994, de nombreuses ONG pour la défense de l’environnement ont fleuri à travers toute la Chine. De grandes organisations internationales comme WWF et Green Peace ont ouvert des bureaux dès le milieu des années 90. Certaines comme Friends of Nature (la première à avoir été créée) qui compte plus de 10 000 membres ou le Centre d’Assistance aux victimes de la pollution ou encore le Global Village Beijing dont les fondateurs ont été décorés en 2006, 2007 et 2009 par le magazine Time sont parvenues à certains résultats. Suite à des campagnes à l’échelle nationale, le gouvernement a ordonné la limitation de la climatisation dans les bâtiments publics. Certaines ONG ont été associées à la révision de la loi sur l’eau en 2008, revoyant à la hausse les amendes contre les pollueurs. Mais la majorité des autres organisations (en tout plus de 3600 en Chine) se limitent à des actions locales.

Le pouvoir central, se sert de ces relais d’opinion pour essayer de faire appliquer les mesures qu’il veut mettre en place sur l’ensemble du territoire mais difficiles à faire adopter localement face à des cadres locaux plus intéressés par les profits que par la protection de l’environnement. Aujourd’hui, les hauts dirigeants chinois multiplient les déclarations concernant les risques encourus si la Chine ne réagit pas pour contrer les effets négatifs de sa croissance sur l’environnement et agissent concrètement.

En matière d’écotechnologie, la Chine est le premier producteur mondial d’éoliennes et de panneaux solaires. Le douzième plan quinquennal accorde une place prépondérante à l’environnement en consacrant un budget pour la recherche et le développement parmi les plus élevés au monde. D’après les experts internationaux, la Chine doit poursuivre ses efforts et élargir les domaines dans lesquels elle doit intervenir. En effet, les percées technologiques sont essentielles pour une croissance écologique mais pas suffisantes. La transition vers un nouveau modèle de développement est un processus beaucoup plus profond qui doit aussi toucher la fabrication et les services, la construction et le transport, le développement urbain et la gestion de production, l’énergie et la consommation. Ainsi le premier forum international sur l’eco-design et l’éco-conception organisé par la Chine en septembre 2011 à Lugano en Suisse va-t-il dans ce sens, l’eco-conception consistant à intégrer l’environnement dès la phase de conception des produits qu’il s’agisse de biens ou de services et l’eco-design amenant à penser les produits, les lieux ou les services en rupture avec nos modèles actuels de production.

 

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TAIWAN

photo : © Antoine GROSSIN - Chine, 2012

Wang Shu, premier chinois à recevoir le prix Pritzker,

prix « Nobel » de l’architecture

C’est un architecte à contre-courant qui vient d’être récompensé par la fondation Hayatt. Pour le président du jury Lord Palumbo, « comme dans toute grande architecture, l’œuvre de Wang Shu, est capable de transcender le débat entre tradition et modernité, en produisant une architecture hors du temps, profondément ancrée dans son contexte et pourtant universelle ». Wang Shu est un adepte des constructions lentes à l’opposé de ces forêts de buildings qui fleurissent partout en Chine. Ses créations sont un mélange de tradition, de culture régionale et de design moderne.

Pratiquement toutes réalisées dans la province du Zhejiang, elles se singularisent par des lignes épurées, des formes parfois étranges et expérimentales, inspirées aussi de l’architecture traditionnelle. Wang Shu construit des bâtiments économes et durables dans lesquels il intègre des éléments de l’environnement local ou des matériaux récupérés sur des chantiers de démolition. Comme les milliers de briques utilisées pour les murs du musée d’histoire de Ningbo ou les tuiles anciennes qui couvrent la nouvelle université de Hangzhou.

Alors que les architectes étrangers ont actuellement le vent en poupe en Chine, décerner ce prix à un chinois permet de mettre en avant le talent des jeunes architectes locaux que les experts ne voyaient pas s’imposer si tôt. A 48 ans, Wang Shu rejoint ce club très fermé qui compte parmi ses membres des grands noms tel que Norman Foster, Franck Gehry, Renzo Piano, Zaha Hadid ou encore Jean Nouvel.

 

La recette du mois

CACAHUÈTES PARFUMÉES

Pour 4 personnes :

- 600 g de cacahuètes avec leur gousse

- 4 c. à s. de sel

- 2 c. à s. de sauce de soja

- 1 anis étoilé
Rincez les cacahuètes à l'eau froide et brossez-les si nécessaire.

Mettez les cacahuètes dans une grande marmite. Couvrez d'eau, ajoutez le sel, la sauce de soja et l'anis étoilé. Portez à ébullition puis baisser le feu et laissez frémir pendant 3 à 4 heures. La durée de la cuisson dépend de la qualité des arachides. Veillez à ce qu'il y ait toujours assez d'eau.

Goûtez les cacahuètes. Lorsqu'elles sont bien tendres, passez-les sous l'eau froide et laissez refroidir. Décortiquez-les. Servez froid.

N.B. : adaptez la quantité de sel en fonction de votre sauce de soja

Gabrielle Keng :  En Chine, on mange des cacahuètes à longueur de temps ! Moi, je les préfère à l'eau, car leur goût et leur consistance sont tout à fait différents. Et puis avec l'âge, il est parfois agréable d'avoir des cacahuètes tendres à grignoter !

Cette recette est extraite du livre :  "La cuisine chinoise" 

 de Gabrielle Keng Solar Éditions - Cuisine des 7 familles