La Chine à la carte selon vos envies

 

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photo : Claire ANQUEZ - Pékin

la recette du mois

Porc sauté aux courgettes à l'aigre-douce

Pour 4 personnes   :

 

- 3 tranches de rôti de porc

- 2 grosses courgettes

- 1 gros oignon

- 2 belles gousses d'ail

- 3 tranches de gingembre

- 5  c.  à  s. d'huile de tournesol

- 4 c. à s. de sauce de soja

- 3  c. à s. de vinaigre

- 2 c. à s. de sucre en poudre

- 1/2 c. à s. d'huile de sésame

- sel

Émincez la viande en fines lamelles et l'oignon en tranches fines. Hachez l'ail et le gingembre. Épluchez les courgettes et coupez-les en allumettes.

Faites revenir l'oignon dans une poêle avec 3 c. à s. d'huile. Ajoutez la viande et laissez-la prendre couleur. Réservez.

Rincez et essuyez la poêle, versez le reste d'huile et faites revenir l'ail et le gingembre. Ajoutez les courgettes, mélangez, puis incorporez la viande précuite. Salez, versez la sauce de soja, le vinaigre et le sucre. Laissez mijoter pendant 1 à 2 minutes. Versez l'huile de sésame et servez aussitôt. Les courgettes doivent être encore croquantes.

Cette recette est extraite du livre "La cuisine chinoise"

de Gabrielle Keng,  Editions Solar, collection " Cuisine des 7 familles".

3ème édition du festival du film chinois en France

Le 13 mai s’est ouvert à Paris le festival du cinéma chinois en France. Une sélection de douze films ayant remporté un grand succès en Chine en 2012 est diffusée dans 6 villes de France et à la Réunion jusqu’au 19 juin. Le but de cet événement mis en place par le gouvernement chinois en collaboration avec le ministère français de la culture est de faire connaître au public français le cinéma chinois du box office. À travers trois genres, les films d’art martiaux, les comédies et les films historiques, c’est un cinéma très officiel qui donne à voir certains aspects de l’évolution de la Chine contemporaine et de ce que l’on accepte d’en montrer. À noter le film 1942 de Feng Xiao-Gang qui retrace la grande famine de l’époque du Grand Bond en Avant, épisode politique jusque-là absent des manuels d’histoire.

À voir à Paris, Strasbourg, Cannes, Marseille, Biarritz, Lyon et la Réunion.

Programme disponible sur le site www.festivalducinemachinois.com

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LA GRAVURE DE SCEAUX : UN ART À PART ENTIÈRE

L’art de la gravure de sceaux est un art ancestral souvent méconnu qui pourtant fait partie intégrante de la culture chinoise.

Le sceau est utilisé en Chine dès le Vème siècle avant J.-C. pour authentifier et rendre exécutoires les actes administratifs. À l’origine, ce sont les empereurs, l’ensemble de la famille impériale et les principaux dignitaires qui en font usage. Puis dès le Xème siècle après J.-C., les lettrés se sont intéressés à la gravure des sceaux. Cette discipline réunissait en effet deux thèmes auxquels ils étaient particulièrement sensibles, l’écriture et les références à l’antiquité. Ils vont porter une attention particulière à la qualité des gravures, du bronze ou du jade utilisés et vont apposer leur sceau sur leurs peintures, calligraphies, leurs écrits ou les œuvres qu’ils collectionnent.

Avec l’apparition de pierres plus tendres, aux alentours du XVème siècle, la gravure sur sceaux devient un art à part entière au même titre que la calligraphie, la peinture, la musique et la poésie. L’artiste exprime ses talents dans son habileté à manier le couteau à graver, dans la disposition des caractères, la recherche d’équilibre, de style, dans la finesse du trait. Le sens, la signification de ce qui est gravé est importante. Outre les noms, les sceaux peuvent porter un symbole, un poème, une devise personnelle, la représentation d’un animal, une référence à des thèmes antiques. Parfois, sur un même sceau, figurent à la fois un nom et une sentence.

Cet art est encore très vivant en Chine et les sceaux sont largement utilisés aussi bien dans l’administration que dans la sphère artistique ou privée. Il en existe de toutes tailles, de formes variées, fabriqués à partir de matériaux différents, durs ou tendres. La pierre tendre de Shoushan dans le Fujian est particulièrement appréciée pour sa gamme chromatique et sa richesse. Mais c’est avec les pierres précieuses et le jade, en particulier le jade blanc, que sont fabriqués les sceaux les plus prisés.

Le sceau est composé de quatre parties, la poignée, le corps, les quatre côtés et la face qui porte la gravure. L’ensemble ou certaines parties seulement peuvent être décorées. La face est incisée soit en creux, ce sont les sceaux Yin (énergie féminine), les caractères apparaissent alors en blanc, soit en relief pour les sceaux Yang (énergie masculine), les caractères imprégnés d’encre ressortent en rouge.

L’encrage et l’application du sceau sont les étapes importantes dans l’utilisation du sceau. Deux sortes d’encre rouge sont traditionnellement utilisées. L’encre à base de soie, une pâte faite de cinabre, d’huile de ricin et de fragments de fils de soie. Pour un autre type d’encre, on remplace la soie par des plantes. La texture est moins homogène, plus spongieuse et d’un rouge moins éclatant. La technique d’application est alors différente en fonction de l’encre utilisée. Une pression forte sur une surface souple en basculant le sceau de droite à gauche et d’avant en arrière ou bien une pression légère en retirant le sceau en commençant par le côté. La technique est importante pour que le résultat soit net et sans bavure.

L’art du sceau, un art subtil et raffiné.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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