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Les Wudang Shan,

entre nature, taoïsme et arts martiaux

WudangshanÀ la fois haut-lieu du taoïsme et l’un des berceaux des arts martiaux en Chine, les Wudang Shan (Monts Wudang) sont empreints d’une atmosphère très particulière, presque magique.

L’ensemble de ces monts situés dans le centre du pays, au nord-ouest de la province du Hubei, est inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Ils abritent d’innombrables sanctuaires et ermitages taoïstes datant du VIIème siècle, ainsi qu’un ensemble organisé de temples et de monastères construits sous la dynastie des Ming. Dans un paysage montagneux magnifique, ils apparaissent entre les pics, les ravins et les gorges. Les empereurs successifs ont contribué largement à la construction et à l’entretien de ces bâtiments religieux et séculaires. Ceux-ci représentent l’apogée de l’architecture et de l’art chinois sur une période de près d’un millénaire.

Wudangshan

Alors que pendant la révolution culturelle les temples ont été pillés, les cultes religieux interdits, on assiste aujourd’hui à un renouveau des pratiques religieuses et des arts martiaux dans ce lieu qui fut le foyer du taoïsme en Chine. Certains monastères sont devenus des centres de recherche, d’apprentissage et de pratique de la méditation, des arts martiaux liés au taoïsme et de la médecine traditionnelle chinoise.

TaijiquanLe taijiquan , art martial « interne », aurait été créé par un moine légendaire ayant vécu sur le mont Wudang. De grands maîtres de taijiquan enseignent encore dans ces montagnes. Par opposition aux arts martiaux « externes » comme le karaté fondé sur la tension musculaire, le Taijiquan utilise une force issue de la bonne coordination du physique et du mental. Ce qui explique le lien très important qui existe entre la méditation taoïste et la pratique martiale tournée vers la maîtrise des énergies.

Pour y sentir cette atmosphère si particulière il faut y rester ne serait-ce qu’une nuit pour prendre le temps d’observer un moine en méditation, un élève pratiquer le kung fu, un maître enseigner son art au cœur d’une nature luxuriante.

La divinité Zhengwu, l’une des plus importantes divinités taoïstes est de nouveau honorée lors d’une grande fête pendant laquelle est organisé un grand pèlerinage à travers les montagnes.

La découverte de ce lieu passe aussi par de très belles promenades plus ou moins longues où alternent cascades , gorges étonnantes, promontoires verdoyants et la visite des temples ou monastères parfois nichés dans des lieux improbables.

Wudangshan

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TAÏWAN

photo : © Claire ANQUEZ -  Pékin

La recette du mois

CANARD DANG GUI

Entrée froide pour 4 personnes :

- 1 beau magret de canard

- quelques baies de goji

- 1 poignée de jujubes séchées

- quelques lamelles de dang gui (angélique chinoise)

- alcool de riz (ou saké)

- sel

- sucre

Préparation :

1. Préchauffez le four à 235°. Enfournez le magret de canard, peau dessus à mi-hauteur et faites griller 10 minutes.

2. Pendant ce temps, lavez les jujubes à l'eau claire puis mettez-les à tremper dans un bol d'eau tiède pendant 10 minutes. Égouttez puis incisez les extrémités en croix avec la pointe des ciseaux. Réservez.

3. Quand la peau du canard est bien grillée, mettez le magret de canard chair dessous dans une cocotte-minute, ajoutez quelques baies de goji, quelques lamelles de dang gui et les jujubes. Versez le jus de cuisson du canard, 3 c. à s. d'alcool de riz, salez, sucrez couvrez d'eau et cuisez pendant 10 minutes.

4. Coupez le canard en tranches fines, servez dans un bol avec des pâtes, arrosez de bouillon.

Variante pour l'été : Au bout de 10 minutes de cuisson au four, retournez le magret, baissez la température et faites cuire encore 2 ou 3 minutes. La chair doit être rosée. Coupez le canard en tranches fines, disposez sur un plat. Délayez 2 c. à s. de maïzena dans le bouillon froid. Faites chauffez et arrêtez au premier bouillon. Nappez la viande d'un cordon de sauce avant de servir.

Goji : les baies de Goji sont connues pour leurs vertus médicinales, en particulier pour leur richesse en vitamines et leur pouvoir antioxydant. Elles s'utilisent séchées et se présentent sous forme de petites baies rouges et allongées. Une fois lavées, les baies sont ajoutées aux soupes ou en accompagnement de plats. On peut aussi les consommer en infusion ou même encore avec des céréales au petit déjeuner.

Dang Gui : C'est la racine de l'angélique chinoise, beaucoup utilisée en médecine traditionnelle chinoise. On l'utilise avec des viandes comme du canard ou du poulet. Elle est souvent associée avec des racines de ginseng. Attention, le dang gui n'est pas recommandé pour les femmes enceintes.

Cette recette est extraite du livre : La cuisine taïwanaise de Su-Chiung, Tome 2

de Su-Chiung Huang et Anne Morvan - Éditions Su-Chiung Huang

 

 

 

 

 

 

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