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L’invention du papier :

une histoire chinoise

Les premières traces de papier retrouvées en Chine datent d’environ deux siècles avant Jésus-Christ. Mais c’est sous la dynastie Han, vers 105 de notre ère que Cai Lun, un eunuque à la cour impériale, améliore sensiblement les techniques de fabrication du papier et permet ainsi de remplacer officiellement comme support d’écriture l’utilisation de la soie, trop fragile et des planchettes de bambou trop lourdes.

La fabrication se faisait à partir du chanvre, du lin, du jute et du ramis. À partir du Vème siècle, on commence à utiliser le mûrier à papier et au VIIIème siècle l’utilisation du bambou est largement privilégiée. Plusieurs fibres sont souvent mélangées et associées à diverse textures végétales ou animales pour optimiser la résistance, le lissage et la blancheur du papier. Le bois de santal est utilisé à partir de l’époque des Tang (618-907) dans la ville de Xuan pour fabriquer le fameux papier Xuanzhi tant apprécié des calligraphes et des peintres pour sa blancheur et sa finesse.

Très tôt, l’utilisation du papier s’est largement répandue en Chine. Puis la fabrication a gagné les régions voisines qui ont développé de nouvelles techniques. La Corée produisait un papier à base principalement d’écorces de mûrier, d’une très belle qualité et d’une couleur ivoire, destiné à la cour impériale coréenne mais aussi très apprécié en Chine. Cette technique a donné le fameux papier Jilinzhi, fabriqué par les artisans de la ville de Jilin et utilisé par les peintres et calligraphes pour sa robustesse.

C’est à travers la Corée que les japonais ont découvert la fabrication du papier. Ils ont à leur tour apporté leurs propres techniques pour créer des papiers d’une finesse extrême. Toute l’attention était portée au battage des fibres qu’il ne fallait pas casser, aux éléments additionnés à la pâte pour lui donner tel ou tel aspect, la répartition des fibres dans le mélange obtenu, la qualité des matières premières…tout un art que certains continuent à perpétrer aujourd’hui. Les techniques de fabrication du papier sont arrivées en Europe environ mille ans après les découvertes de Cai Lun. C’est depuis Bagdad où la production de papier était intense que les arabes ont répandu ce savoir vers l’Europe et l’Amérique du Nord.

La fabrication du « papier

de lettré » résiste à Puli

Alors que l’industrie du papier est en crise à Taiwan depuis plus de 15 ans, les artisans de Puli dans le district de Nantou continuent à fabriquer un papier destiné aux peintres et calligraphes, un papier artisanal appelé « papier de lettré ».

C’est en 1935, sous l’occupation japonaise, que la première usine de papier est installée à Taiwan, plus précisément à Puli où la qualité de l’eau est particulièrement bonne. La teneur en minéraux influe sur la blancheur et la résistance du papier : pas trop riche en fer pour un papier qui jaunit lentement et pas trop de calcaire pour un papier résistant.

Autre élément essentiel, les plantes dont les fibres donnent la texture du papier. A Puli, les artisans produisaient principalement deux types de papier. « Le papier coton » (mianzhi), un papier buvard utilisé par les peintres et fabriqué à partir d’écorce de mûrier, une technique importée par les japonais ; et le papier à base de bois de Santal (xuanzhi – technique originaire de la ville de Xuan en Chine), plus lisse et moins absorbant, qu’affectionnent particulièrement les calligraphes. Aujourd’hui, les artisans se sont diversifiés et fabriquent notamment un papier à base de bambou d’eau et d’aréquier, très présents dans la région. Ce papier apprécié des artistes locaux est parsemé de petits points blancs qui n’absorbent pas l’encre.

C’est dans les années 70 que l’activité a vraiment pris sont essor à Puli. Les artisans alliaient savoir-faire et main d’œuvre bon marché à une période où la demande au Japon, en Corée du Sud et à Taiwan était en pleine expansion. Au bout d’une dizaine d’années, l’activité a chuté. Certaines usines se sont délocalisées pour produire un papier moins cher, mais de moins bonne qualité. Pour résister, les manufactures qui ont décidé de rester à Taiwan ont diversifié leur production tout en restant exigeants sur la qualité. Jusqu’au jour où les entreprises qui s’étaient délocalisées ont réussi à inonder le marché de papier de bonne qualité à un prix toujours compétitif.

Aujourd’hui certains irréductibles comme Huang Huanzhang, propriétaire d’une des deux manufactures encore en activité à Puli, s’attèlent à faire vivre cet artisanat. Pour survivre, celui-ci a ouvert son usine aux touristes. Ceux-ci peuvent observer les artisans travailler et assister à toutes les étapes de fabrication du papier, de la transformation des écorces et fibres végétales en pâte à papier à l’opération de séchage individuel des feuilles. Les propriétaires se sont transformés en guide pour communiquer leur savoir et sauver leur art traditionnel. Il leur reste maintenant à former de jeunes artisans pour que la fabrication du « papier de lettré » ne disparaisse pas à Taiwan.

 

photo : © Agathe Ligouy - Taipei, 2013

Les recettes du mois

MANCHONS DE CANARD CONFITS

 À LA MODE DE MANDCHOURIE

Pour 4 personnes :

- 500 g de manchons de canard

- 2 c. à s. d'huile de tournesol

- 20 g de sucre candi

- 10 g de gingembre frais coupé en tranches

- 2 étoiles de badiane

- 1 bâton de cannelle

- 1 c. à s. d'alcool jaune de riz

- 1 c. à s. de sauce de soja

- 1 c. à s. de sauce de soja foncée

- 1 c. à s. de ciboulette finement ciselée

- 1 c. à c. de sel

Faites cuire les manchons de canard dans une casserole d'eau bouillante pendant 10 minutes à feu moyen. Égouttez-les.

Faites chauffer l'huile dans une poêle. Faites fondre le sucre à feu doux. Dès que le sucre est fondu et commence à colorer, incorporez les manchons. Faites cuire 2 minutes en retournant bien les manchons.

Ajoutez le gingembre, la badiane, la cannelle et l'ail dans la poêle, puis versez l'alcool de riz, les sauces de soja et 1 bol d'eau chaude. Portez à ébullition puis couvrez la poêle et laissez cuire à feu doux pendant 40 minutes. Ajoutez le sel et laissez réduire le bouillon à feu vif. Parsemez de ciboulette. Servez.

VELOUTÉ D'ŒUF À LA VAPEUR

Pour 4 personnes :

- 2 œufs

- 1/2 cube de bouillon de volaille

- 1 c. à c. de ciboulette finement ciselée

- 1 c. à c. de sauce de soja

- 1 c. à c. de vinaigre noir de riz

- 1 c. à c. d'huile de sésame

- 1/2 c. à c. de sel

 

 

Cassez les œufs dans un bol. Ajoutez le sel et le demi cube de bouillon. Versez au fur et à mesure 20 cl d'eau tiède en battant à l'aide de baguettes dans le sens des aiguilles d'une montre. Écumez à l'aide d'une petite cuillère.

Couvrez le bol d'un film alimentaire et faites cuire à la vapeur 12 min.

Sortez le bol et parsemez le de ciboulette.

Réunissez la sauce de soja, le vinaigre et l'huile de sésame dans un petit bol. Arrosez le velouté de cette sauce. Servez chaud.

 

 

Ces recettes sont extraites du livre :

 "40 menus de gastronomie chinoise à 10 € pour 4 personnes" 

 de Chen Zhao, Restaurant les Jardins de Mandchourie Tana éditions

Restaurant les Jardins de Manchourie - 34 allée Vivaldi - 75012 Paris

 

 

 

 

 

 

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