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La fête des bateaux dragons,

 l’histoire et la légende

Chaque année, le 5ème jour du 5ème mois lunaire, cette année le 2 juin, les Chinois célèbrent la fête des bateaux dragons. Cette fête est classée au patrimoine immatériel de l’humanité par l’Unesco depuis 2009.

L’événement le plus marquant de la journée est la course de bateaux dragons qui aujourd’hui a dépassé les frontières chinoises pour se répandre de par le monde.

À l’origine des courses de bateaux dragons il y a l’histoire et la légende.

Selon l’histoire, dans le Sud de la Chine et le Sud-Est de l’Asie, des bateaux étaient employés à des fins militaires car ils présentaient l’avantage d’être aussi rapides et manœuvrables que l’infanterie légère sur terre. Les armées utilisaient des embarcations pour transporter des troupes, pour des patrouilles de reconnaissance ou encore pour livrer bataille. Ces bateaux intervenaient en nombre ; aussi les équipages nécessitaient-ils de l’entraînement pour que les escadrilles réussissent à manœuvrer ensemble sur des plans d’eau qui parfois n’étaient pas larges. C’est ainsi que sont nées les courses de bateaux dragons.

Les traces les plus anciennes de ces courses remontent à 550, dans la région du bassin moyen du Yangzi. Il s’agissait d’un mélange de course-batailles, « jingdu », pour traverser le fleuve avec 30 rameurs à bord. Cette coutume s’est peu à peu répandue dans le sud de la Chine.

Sous la dynastie des Tang, les entraînements à ces compétitions se développent et les bateaux sont de plus en plus décorés. À la fin de la dynastie Tang, ces courses « jingdu » devinrent des moyens de recrutement et d’entraînement pour les forces militaires. Dans les dernières années du Xème siècle, l’aspect militaire de ces courses disparut pour n’être qu’une simple compétition sportive. Cependant les vainqueurs de ces courses intégraient la marine impériale dans la capitale, Kaifeng. Le dragon qui ornait le bateau impérial prit le dessus sur les autres décorations et c’est ainsi qu’est née l’expression « bateaux dragons ».

Sous les deux dernières dynasties, ces courses ne furent plus organisées par la cour impériale, mais à un niveau local. Les pagaies remplacèrent les rames, permettant ainsi de mettre plus d’hommes à bord et de se livrer à des concours de force. Les hommes se tenaient debout, assis ou encore agenouillés. Les courses de bateaux dragons furent mises en sommeil jusqu’à ce que cette discipline soit relancée à Hong Kong en 1976.

Les bateaux utilisés aujourd’hui font 20 mètres de long et comptent 20 pagayeurs.

La légende la plus répandue attribue cette coutume à la commémoration de la mort du poète Qu Yuan. Qu Yuan ministre du Royaume de Chu fut envoyé en exil après avoir échoué à faire entendre à son roi les mesures à prendre pour protéger le royaume de l’état de Qin. Il se jeta dans la rivière Miluo lorsque les Qin finirent par vaincre le Royaume de Chu. Une des légendes raconte que les villageois partirent sur des bateaux à la recherche de son corps.

Afin d’éviter que son corps ne soit dévoré par des poissons, on prit l’habitude de jeter des boulettes de riz gluant. Selon une autre légende, cette pratique a pour but d’éloigner les mauvais esprits. En tout cas ce serait ainsi, selon la légende, que les « zongzi », mets traditionnellement consommés pour cette fête, sont apparus : les recettes varient, riz ou millet avec des haricots rouges, des jaunes d’œuf, de la viande, des fruits confits… qui sont enveloppés dans des feuilles de roseau ou autre plante, et souvent de forme triangulaire.

Une autre coutume pour les enfants est de porter des sachets de plantes aromatiques et médicinales confectionnés par leur mère dans le but de les protéger des démons et des maladies, ou encore de porter attachés à leurs poignets des fils de 5 couleurs qu’ils ne pourront enlever qu’après la première pluie de l’été.

La maison n’est pas en reste. Pour la protéger des maladies, les tiges d’armoise ou d’acore calame sont suspendues sur la porte. Les courses de bateaux dragons participaient aussi à ces rituels de protection contre les mauvais esprits par le bruit et l’agitation qu’elles généraient.

 

photo : © Agathe Ligouy - Shanghai, 2014

Colloque sur le Yijing,

 le grand livre du Yin-Yang

Le Centre Djohi, organise les 14 et 15 juin 2014, un colloque sur le Yi Jing, le « Classique des Changements », livre de base du mode de pensée chinois. C’est la première fois qu’en France un colloque international est consacré à ce grand livre du Yin et du Yang qui tient en Chine une place comparable au « Discours de la Méthode » dans le monde occidental. Intitulé « Yi Jing, modernité d’un ancien classique chinois », ce colloque réunit plus de 15 intervenants, chercheurs, spécialistes, utilisateurs, chinois, américains, suisse et français dans le but de mieux faire connaître le Yi Jing et de mieux faire comprendre l’utilité de son usage à la fois comme manuel d’aide à la prise de décision et comme voie d’accès au mode de pensée chinois.

Deux journées consacrées  l'une à l'étude et l'autre à l'usage du Yi jing.

Colloque sur le Yijing, le 14 et 15 juin, Théâtre Adyar, 4 square Rapp - 75007 Paris

Plus de renseignements : colloque-yijing.djohi.org

 

 

 

La recette du mois

ZONGZI AU PORC 

 

Pour 10 zongzi :

- 150 g de filet mignon de porc

- 10 g de champignons parfumés séchés

 (Shiitakés)

- 300 g de riz gluant

- 1 c. à c. de sauce de soja noire

- 1 c. à s. de sauce de soja claire

- sel et poivre

- 10-15 feuilles de bambou séchées

 

Marinade

- 1 c. à c. de sauce de soja noire

- 1 c. à s. de sauce de soja claire

- 1 c. à s. de vin jaune de ShaoXing

- 2 c. à c. d'huile

- 1 c. à c. de miel

- 3 tranches de gingembre

- 10 grains de poivre du Sichuan

- 4 étoiles de badiane

- poivre & sel

1. La veille: coupez le filet mignon en petits cubes, mélangez avec tous les ingrédients pour la marinade. Réservez au frais pendant une nuit.

2. Trempez le riz gluant dans l'eau froide pendant 1h, l'eau doit couvrir à peine le riz. Trempez les champignons parfumés dans l'eau chaude (80°C) pendant 30 min.

3. Faites bouillir les feuilles de bambou séchées dans une marmite pendant 5 min et laissez-les dans l'eau chaude pendant 20 min environ.

4. Lavez les feuilles de bambou assouplies sous l'eau froide. Égouttez bien le riz gluant, puis mélangez avec les 2 sauces de soja, salez et poivrez.

5. Rincez les champignons parfumés, enlevez les pieds, coupez-les en quatre.

6. Sortez le porc du frigo, enlevez les épices (badianes, poivres de Sichuan...), mélangez avec les champignons parfumés. Préparez des ficelles de 50 cm de long. On est prêt pour le pliage !

7. Une fois tous les Zong Zi terminés, mettez-les dans une marmite, couvrez avec de l'eau froide. Portez à ébullition puis laissez cuire pendant 20 min dans l'eau frémissante.

Dégustez chaud, avec un peu de sauce (un mélange de sauce de soja, vinaigre et huile de sésame) ou nature.

Les Zong Zi une fois cuits, peuvent être conservés au frais pendant 2 ou 3 jours, ou au congélateur pour plus longtemps.

Merci à Margot Zhang pour cette délicieuse recette de Zong Zi. Vous pouvez retrouver la recette avec vidéo et technique de pliage ainsi que de nombreuses autres idées de plats chinois sur son blog : recetteschinoises.blogspot.fr

 

 

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