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Les « yaodong », 窰洞,

maisons troglodytes

de la Chine du Nord

En Chine, il ne subsiste que peu de bâtiments antérieurs aux années 1300, du fait des matériaux utilisés ou des destructions générées par les guerres et les invasions. Parmi ces anciennes constructions on trouve quelques abris troglodytes.

On fait remonter l’origine de ce type d’habitat au deuxième siècle avant JC sous la dynastie des Xia. avec un fort développement sous les deux dernières dynasties, Ming (1368/1644) et Qing (1644/1912). Les grottes sont présentes dans de nombreuses provinces de Chine, du Xinjiang à l’Ouest jusqu’au Sud dans la province de Canton mais c’est surtout dans le bassin moyen et supérieur du Fleuve Jaune que l’habitat maison troglodyte yan'Antroglodyte s’est développé. C’est d’ailleurs dans la province du Shaanxi, à Yan’an que Mao Zedong installa la base du parti communiste chinois à la fin de la Longue Marche dans une cité troglodyte hors les murs de la ville de 1935 à 1948.

En 1949, on estimait à 110 millions le nombre de grottes occupées en Chine. Aujourd'hui, il y aurait encore environ 20 à 30 millions de Chinois vivant dans des abris troglodytes typiques du nord de la Chine, essentiellement sur les plateaux de lœss de la vallée du Fleuve Jaune, terre idéale facile à creuser, à la structure uniforme.

 Les yaodong sont une solution s’adaptant à la typologie de la région et nécessitant peu de technologie. Jamais implantés sur des terres agricoles, ils sont un modèle d’architecture durable qui n’a pas d’impact lourd sur l’environnement. L’aspect extérieur des yaodong reprend la conception chinoise de l’univers dans laquelle le ciel est rond et la terre carrée. C’est ainsi que la façade est en arc souvent fermée par un mur maçonné ouvert par une porte, une fenêtre et une aération haute. Parfois, à la place du mur, il y a un claustra en bois ouvragé dont les fenêtres sont faites de papier huilé. Les façades des yaodong sont souvent décorées de papiers découpés ou de tissus de couleur.

Il existe trois types de « yaodong », maisons troglodytes :

- les grottes creusées dans les flancs de colline ou utilisant les excavations naturelles des falaises ou encore appuyés sur la falaise

- les puits : ceux-ci font office de cour pour les habitations creusées dans les parois de la fosse

- les structures indépendantes reprenant la structures voûtée des yaodong, là où le terrain ne se prête pas à la réalisation des grottes des deux premiers modèles.

YaodongLes yaodong creusés dans les collines ou les falaises font toujours face au Sud, ce qui permet d’avoir une bonne température en hiver tout en gardant de la fraîcheur pour l’été. La taille moyenne de ce type de grottes est de 5 à 8 mètres de profondeur sur 3 mètres de large et 3 mètres de hauteur. Certaines familles occupent plusieurs grottes côte à côte reliées par des couloirs souterrains.

Les yaodong en puits ou fosses dit aussi « sunken courtyard » constituent le groupe le plus important. Ce type de construction souterraine très ingénieuse s’est développé sur des terrains sans collines ni falaises. Les chinois font appel à un maître de fengshui pour leur construction afin de choisir, entre autres, le lieu et l’orientation. La fosse, carrée ou rectangulaire, fait en général de 10 à 12 m de côté pour une profondeur de 6 à 7 mètres. Les grottes, en nombre pair, souvent 8 ou 10, sont creusées sur le pourtour de grottes en fosse ou sunken courtyardla cour. Les techniques d’affouillement des fosses qui sont employées sont assez simples et n’ont pas changé. Cet habitat est en même temps très moderne car il correspond aux nouvelles exigences environnementales. En effet les matériaux utilisés sont prélevés sur place, les déblais de lœss sont employés pour faire les enduits nécessaires à l’ensemble de la cour et des grottes. Très efficaces au niveau énergétique, les yaodong restent frais en été quand il fait si chaud dehors, et en hiver la température est de 10 degrés quand à l’extérieur il fait 7 ou 8 degré en dessous de zéro. L’accès vers les habitations se fait par une rampe, aucune grotte n’étant directement face à l’entrée afin de se protéger des mauvais esprits. A l’opposé de l’entrée est située la grotte principale réservée aux plus anciens de la famille. Un tel complexe est habité par une ou plusieurs familles.

La cour fait office de jardin souvent agrémentée d’arbres ou de fleurs. Certaines de ces fosses ont un mur de protection de trente à quarante centimètres autour du trou pour éviter une chute dans la nuit et protéger des pluies ruisselantes .Ces habitats situés en zones rurales servent aussi d’abris pour le bétail et au stockage des récoltes qui ont auparavant séchées en haut sur la terre afin d’être rentrées facilement par des trous ouverts dans le sol au-dessus des grottes.

Le dernier type de yaodong est complètement hors sols. Son seul point commun avec les deux premiers est la configuration voûtée de l’habitat.

intérieur d'une habitation yaodongLes gens vivent là simplement, souvent dans plusieurs grottes reliées par un couloir/tunnel. Une table, des chaises et surtout l’élément essentiel du yaodong, le kang, plateforme surélevée par des briques sous laquelle il y a un système de chauffage, permettant en hiver d’avoir un lieu de vie chaud pour dormir ou manger.

Depuis les années 1990, les familles chinoises ont tendance à abandonner ces habitats traditionnels pour un confort plus modernes. Cependant même s’ils les ont quittés, ils en ont gardé la propriété et souvent souhaitent y revenir pour leur retraite. En effet, les propriétaires exilés en ville disent des yaodong que « c’est comme vivre dans une villa ». Aujourd’hui encore on construit des yaodong, des hôtels notamment. Plus confortables que les habitats troglodytes traditionnels, ils ont le mérite de faire découvrir ce mode de vie simple.

 

travaux dans la Cité Interdite en 1985

travaux dans la Cité Interdite en 1985

photo : © Isha - Travaux dans la Cité Interdite, 1985

Musée Cernushi

 École de peinture traditionnelle de Lingnan

Dernière grande école de peinture traditionnelle chinoise, l'école de Lingnan est née au Guangdong (actuelle région de Canton), province depuis longtemps ouverte au commerce international et aux influences étrangères.

Le musée Cernuschi retrace la naissance de cette école et la complexité de son inscription dans un contexte politique mouvementé qui lui confère son importance artistique autant qu'historique.

Exposition du 20 mars au 28 juin 2015

Musée Cernuschi, 7 avenue Vélasquez - 75008 Paris

 

 

La recette du mois

RAGOUT DE JARRET DE BŒUF

AUX TOMATES FRAÎCHES 

- 800 g de jarret de bœuf

- 3 tomates fraîches

- 1/4 de blanc de poireau

- 10 g de gingembre frais coupé en fines tranches

- 6 étoiles de badianes

- 1 feuille de laurier

- 1 c. à s. d'alcool de riz

- 2 c. à s. de sauce de soja

- 4 brins de coriandre grossièrement coupés

- 1 c. à c. de sel

1. Laissez tremper le jarret de bœuf dans de l'eau froide pendant 40 minutes. Lavez-le et égouttez-le.

2. Pelez les tomates et coupez-les en petits morceaux.

3. Coupez le jarret en cubes de 3 cm. Faites-les cuire à feu moyen dans une casserole d'eau bouillante pendant 10 min. Écumez sans cesse et égouttez.

4. Coupez le blanc de poireau en rondelles. Mettez-les dans un sachet en tissu (compresse de gaze refermée par de la ficelle à rôtir) avec le gingembre, les étoiles de badiane, la feuilles de laurier et le poivre du Sichuan.

5. Faites chauffer une casserole d'eau. Mettez-y le sachet d'épices. Portez à ébullition.

6. Ajoutez le bœuf. Porter de nouveau à ébullition à feu vif. Versez l'alcool de riz, laissez cuire pendant 1 heure.

7. Ajoutez la moitié des tomates avec le sel et le soja. Laissez cuire à feu doux encore pendant 1h10. Dix minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez le restant de tomates. Décorez avec de la coriandre ciselée et servez chaud.

Recette du restaurant :

 "Au Jardin de Mandchourie", 34 allée Vivaldi - 75012 Paris Paris Paris

 

 

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